Barbatruc

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dimanche 23 octobre 2005

Mais non, c'est pas !

Une autre petite note pour dire qu'Hugo a aujourd'hui 2 ans et demi et que depuis hier, soudainement il parle beaucoup en français, ce qui n'est bien sûr pas pour me déplaire. Il répète sans cesse "mais non, c'est pas" sans finir sa phrase, quoique lui doit sans doute penser qu'elle est complète. Ou encore, en vrac : "papa vas-y", "tu as faim", "voilà", "on y va"... Parfois, il traduit en simultané "Kore kawaii ! C'est beau !", "Itadakimasu ! Bon appétit !" ou "deza-to, dessert". Que s'est-il passé tout à coup ? Les mystères du cerveau humain...

samedi 22 octobre 2005

1'30 Project

Juste une petite note très courte pour signaler un album à ne pas manquer sur Jamendo pour ceux qui aiment la musique qui sort de l'ordinaire : 1'30 Project de Christian DIDELOT

D'une manière générale, vous pouvez connaître mon avis sur certains albums en allant .

dimanche 9 octobre 2005

Autres échanges

Et oui, finalement, après avoir raté le coche 7 ans de suite (ou disons 6, car la première année, c'était un peu juste), je suis enfin allé voir, en compagnie de H. et Arnaud, le tournoi de tennis de Tokyo !

En plus, on a eu la chance d'avoir une Française en finale. Malheureusement, nous n'avons pas assisté au premier titre de Tatiana Golovin sur le circuit WTA. Après une manche initiale serrée où Nicole Vaidisova était la plus offensive mais commettait quelques fautes directes, tandis que "Tati" jouait bien en contre, elle dut abandonner au deuxième set alors qu'elle était menée 7/6-3/2.

Chez les hommes, Moodie ratait son premier set, mais heureusement pour le spectacle, se lâchait enfin dans la deuxième manche qu'il remportait au tie-break en sauvant 2 balles de matches : un lob sur lequel il était battu qui sortait de quelques centimètres et un passing en bout de course sur une volée pourtant bien exécutée d'Ancic qui lui rentrait de quelques centimètres à mi-court après avoir survolé le couloir grâce à un effet lifté rentrant. C'en était peut-être trop pour Mario qui a eu beau s'accrocher dans le troisième. Il s'est fait breaker au plus mauvais moment et Wesley n'avait plus qu'à remporter son jeu de service pour finir le match : 1/6-7/6-6/4.

L'ambiance montait d'un cran pour... le double messieurs. C'était parce que le Japon y était représenté :
IWABUCHI Satoshi[JPN] et SUZUKI Takao[JPN] vs
ASPELIN Simon[SWE] et PERRY Todd[AUS].
Un match plaisant et une victoire au bout du suspens 5/4(7/3)-5/4(15/13!) pour la paire japonaise mais à mon avis plus amplement méritée que le score ne le laisse suggérer.

samedi 8 octobre 2005

A propos du dernier jeudi 8 octobre avant 2009

Une sacrée date. 7 ans. 25 degrés ou plus, chaleur qui me paraît étouffante et humide en sortant de l’avion (j’ai cru que c’était à cause du moteur encore tiède, mais non, je comprendrai plus tard que c’est bien un temps d’octobre à Tokyo). Pourtant Olivier m’attend avec un parapluie. On prend un train lent. C’est long. On arrive enfin chez moi, son ancien chez lui, essentiellement pour déposer mes bagages, puis on visite rapidement mon nouveau lieu de travail, le temps de faire connaissance entre autres avec Koichiro et Jérôme et de se faire offrir un « unagi-pie » pour être « genki la nuit ». Il m’abandonnera ensuite pour un entretien d’embauche et ne reviendra qu’en milieu d’après-midi. J’en étais réduit à déjeuner tout seul au MacDo, mais l’anglais ne passe en fait pas mieux ici qu’ailleurs. Heureusement, il y a des photos sur le menu (un élément décisif dans le choix du restaurant les 6 premiers mois). Je parviens tant bien que mal à retrouver le chemin de l’Institut tout en croisant dans une ruelle quelqu’un qui me reconnaît déjà. Moi je n’avais pas encore retenu le prénom de cette employée de la médiathèque : l’oreille et la mémoire doivent d’abord s’habituer aux sonorités japonaises. On verra d’ailleurs en fin d’après-midi son chef, A., à vélo dans la pente, avec qui on dînera chinois le soir au Ramla. Un incroyable parfum régnait dans cette ruelle où habiteraient bientôt Olivier, et quelques années plus tard, Patrick, dont la rencontre surprise interviendrait dans les prochains jours, et que j’allais emprunter quotidiennement pour me rendre au travail. Beaucoup de linge accroché aux balcons : bonne et puissante odeur de lessive pensais-je ! Ce n’est que lorsqu’elle resurgira l’année suivante que j’apprendrai qu’il s’agit en fait de la période de floraison des « kinmokusei » (金木犀), dont l’envoûtante fragrance restera à jamais associée à mon arrivée au Japon…

lundi 3 octobre 2005

Premiers échanges

Le tournoi de Tokyo a débuté aujourd'hui, mais non, il s'agira de tennis une autre fois ;) ...

Sortie, je l’espère, d’une période un peu difficile.
Pendant plus d’une semaine, Hugo piquait plusieurs crises par jour. Tout était prétexte à s’énerver « Non, je veux prendre ma douche avec maman, pas papa, ouin », « Ouin, maman, non, je voulais que ce soit papa qui me serve de l’eau, ouin », « Non, je ne veux pas me brosser les dents… ouin, mais pourquoi tu cherches ma brosse à dent, c’est moi qui voulais la chercher et me brosser les dents moi-même ! Ouin »…
Bref, tout semblait le contrarier, c’est comme s’il « voulait » être contrarié. Il semblait aussi mécontent de me voir rentrer le soir (sympa le fils ! ;) ), car cela est en principe synonyme de « fini de regarder le DVD de Barbapapa, c’est l’heure de la douche / du repas »…
Tout cela pour dire que cette phase délicate est l’une des raisons, avec le boulot, à l’absence de nouveaux billets sur mon blog : ce n’est en effet pas très motivant de parler de ce qui va mal, sauf quand c’est fini ! Et justement, tout semble heureusement être à peu près rentrer dans l’ordre.

Passons donc aux choses agréables !
Hugo et Noémie communiquent de plus en plus directement. Il va parfois la voir quand elle pleure, ce qui peut suffire à la calmer, lui caresse même la tête à l’occasion. Il lui parle de plus en plus souvent aussi (en japonais), pour la rassurer « Noémie, maman est là », lui explique ce qu’il va faire « Noémie, je vais me promener avec papa et après je reviens. A tout à l’heure ! ». Il lui tend des jouets qu’elle prend. Il fait le fou devant elle. Elle répond par des éclats de rire. Il faut même de temps en temps remettre Hugo à sa place car il en fait trop !



Il veut aussi nous aider quand on s’occupe d’elle (sauf quand quelquefois, il est jaloux), lui apporter le biberon, la prendre dans ses bras comme nous…
A la crèche, il alerte le personnel : « Noémie pleure ! »
Noémie, elle, semble impressionnée par son frère. Elle adore l’observer manger, courir, sauter, parler… avec l’air de penser « Quand est-ce que je pourrai faire tout cela moi aussi ? »
Tous ces échanges, ces preuves d’affection, sont sans doute ce qui nous émeut le plus actuellement : le vrai début d’une relation de frère et sœur !