Au fur et à mesure que le corps de Noémie se
développe, de nouvelles capacités apparaissent.
C’est d’abord le cou qui s’est
renforcé de façon à pouvoir tenir sa
tête droite. Puis, le dos s’est fortifié
et, je suppose, la paroi abdominale et les lombaires se sont
musclés, ce qui permet de relever de plus en plus le dossier
de la chaise tout en gardant le buste droit. En même temps,
elle appréhende la notion d’équilibre
dans diverses positions et situation et accumule de
l’expérience qui lui permettra de
découvrir qu’on ne subit pas seulement la
gravité mais qu’on peut aussi s’en
servir pour faciliter certains mouvements. Ainsi Noémie
parvient-t-elle maintenant à se mettre sur le ventre
grâce à un corps plus fort et en se servant de
l’inertie de ses jambes repliées et
découvre le monde à l’endroit par
elle-même au lieu de devoir attendre qu’on la porte
dans ses bras ou l’assoie sur sa chaise. Fini de passer son
temps à regarder le plafond !
Prochaines étapes :
- tenir assis sans dossier
- ramper puis marcher à quatre pattes
- se mettre debout en se tenant à quelque chose
- marcher !
Il est assez étonnant de voir avec quelle
détermination le bébé se consacre à ces
différents exercices. A certaines périodes, il
passe la plupart de ses journées à essayer sans
relâche jusqu’à réussir
enfin. Il s’agit même d’une
véritable obsession. Il arrive notamment
à Noémie de se retourner pendant son sommeil ce
qui la réveille en pleurs !
Curieux instincts que ceux qui nous poussent à
l’apprentissage de ces différents gestes,
positions et déplacements !
Un professeur spécialiste parlait
d’étapes programmées avec des rythmes
différents pour chaque bébé, et
suggérait qu’on ne pouvait en rien
accélérer (pas même par le biais
d’exercices) ou ralentir (pas même par manque
d’activité physique) cette progression. Tout
serait « inscrit quelque part » à
l’avance et exécuté tel un
algorithme…