Barbatruc

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dimanche 23 octobre 2005

Mais non, c'est pas !

Une autre petite note pour dire qu'Hugo a aujourd'hui 2 ans et demi et que depuis hier, soudainement il parle beaucoup en français, ce qui n'est bien sûr pas pour me déplaire. Il répète sans cesse "mais non, c'est pas" sans finir sa phrase, quoique lui doit sans doute penser qu'elle est complète. Ou encore, en vrac : "papa vas-y", "tu as faim", "voilà", "on y va"... Parfois, il traduit en simultané "Kore kawaii ! C'est beau !", "Itadakimasu ! Bon appétit !" ou "deza-to, dessert". Que s'est-il passé tout à coup ? Les mystères du cerveau humain...

lundi 3 octobre 2005

Premiers échanges

Le tournoi de Tokyo a débuté aujourd'hui, mais non, il s'agira de tennis une autre fois ;) ...

Sortie, je l’espère, d’une période un peu difficile.
Pendant plus d’une semaine, Hugo piquait plusieurs crises par jour. Tout était prétexte à s’énerver « Non, je veux prendre ma douche avec maman, pas papa, ouin », « Ouin, maman, non, je voulais que ce soit papa qui me serve de l’eau, ouin », « Non, je ne veux pas me brosser les dents… ouin, mais pourquoi tu cherches ma brosse à dent, c’est moi qui voulais la chercher et me brosser les dents moi-même ! Ouin »…
Bref, tout semblait le contrarier, c’est comme s’il « voulait » être contrarié. Il semblait aussi mécontent de me voir rentrer le soir (sympa le fils ! ;) ), car cela est en principe synonyme de « fini de regarder le DVD de Barbapapa, c’est l’heure de la douche / du repas »…
Tout cela pour dire que cette phase délicate est l’une des raisons, avec le boulot, à l’absence de nouveaux billets sur mon blog : ce n’est en effet pas très motivant de parler de ce qui va mal, sauf quand c’est fini ! Et justement, tout semble heureusement être à peu près rentrer dans l’ordre.

Passons donc aux choses agréables !
Hugo et Noémie communiquent de plus en plus directement. Il va parfois la voir quand elle pleure, ce qui peut suffire à la calmer, lui caresse même la tête à l’occasion. Il lui parle de plus en plus souvent aussi (en japonais), pour la rassurer « Noémie, maman est là », lui explique ce qu’il va faire « Noémie, je vais me promener avec papa et après je reviens. A tout à l’heure ! ». Il lui tend des jouets qu’elle prend. Il fait le fou devant elle. Elle répond par des éclats de rire. Il faut même de temps en temps remettre Hugo à sa place car il en fait trop !



Il veut aussi nous aider quand on s’occupe d’elle (sauf quand quelquefois, il est jaloux), lui apporter le biberon, la prendre dans ses bras comme nous…
A la crèche, il alerte le personnel : « Noémie pleure ! »
Noémie, elle, semble impressionnée par son frère. Elle adore l’observer manger, courir, sauter, parler… avec l’air de penser « Quand est-ce que je pourrai faire tout cela moi aussi ? »
Tous ces échanges, ces preuves d’affection, sont sans doute ce qui nous émeut le plus actuellement : le vrai début d’une relation de frère et sœur !