samedi 8 octobre 2005
A propos du dernier jeudi 8 octobre avant 2009
Par Manu, samedi 8 octobre 2005 à 00:00 :: General
Une
sacrée
date. 7 ans. 25 degrés ou plus, chaleur
qui me paraît étouffante et humide en sortant de
l’avion (j’ai cru que c’était
à cause du moteur encore tiède, mais non, je
comprendrai plus tard que c’est bien un temps
d’octobre à Tokyo). Pourtant
Olivier m’attend avec un parapluie. On prend un train lent.
C’est long. On
arrive enfin chez moi, son ancien chez lui, essentiellement pour
déposer mes
bagages, puis on visite rapidement mon nouveau lieu de travail, le
temps de faire connaissance entre autres
avec Koichiro et Jérôme et
de se faire offrir un
« unagi-pie » pour être
« genki la nuit ». Il
m’abandonnera ensuite pour un entretien d’embauche
et ne reviendra
qu’en milieu d’après-midi.
J’en étais réduit
à
déjeuner tout seul au MacDo, mais l’anglais ne
passe en fait pas mieux ici
qu’ailleurs. Heureusement, il y a des photos sur le menu (un
élément décisif dans le choix du restaurant les 6 premiers mois). Je parviens tant bien que mal à
retrouver le chemin
de l’Institut tout en croisant dans une ruelle quelqu’un qui me reconnaît
déjà. Moi je n’avais pas encore retenu
le
prénom de cette employée de la
médiathèque :
l’oreille et la mémoire doivent
d’abord s’habituer aux sonorités
japonaises. On verra d’ailleurs en fin
d’après-midi
son chef, A., à vélo dans la pente, avec qui on
dînera chinois le soir au
Ramla. Un incroyable parfum
régnait dans cette ruelle où
habiteraient bientôt Olivier, et
quelques années plus tard, Patrick, dont la rencontre
surprise interviendrait dans les prochains jours,
et que j’allais emprunter
quotidiennement pour me rendre
au travail. Beaucoup de linge accroché aux
balcons : bonne et puissante
odeur de lessive pensais-je ! Ce n’est que
lorsqu’elle resurgira l’année
suivante que j’apprendrai qu’il s’agit en
fait de la période de floraison des
« kinmokusei » (金木犀), dont
l’envoûtante fragrance restera à jamais
associée
à mon arrivée au Japon…